Paris manque de romantisme
Les premières lignes de Paris manque de romantisme
01. Ouverture
L'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui est la plus banale du monde : celle de la rencontre d'un homme et d'une femme, d'un amour qu'ils croyaient éternel et d'une rupture des plus douloureuses.
Si vous êtes comme moi et que vous n'aimez pas lire, vous pouvez vous arrêter là. L'essentiel est dit. Vous pourrez toujours ranger ce livre dans votre bibliothèque, aux côtés de ceux que vous avez peut-être commandés en ligne un jour avec enthousiasme, longuement attendus, soigneusement déballés puis rangés. Ou encore près de ceux qui vous ont été précieusement conseillés par votre libraire, – si vous n'en avez pas un, faites semblant – que vous avez rapportés délicatement chez vous, et qui, pourtant, n'ont jamais été ouverts.
Je pense que vous les reconnaissez, ces livres qui vous jugent en silence à chaque fois que vous passez devant vos étagères et qu'au bout d'un certain moment, vous ne souhaitez plus revoir. Dans ce cas, vous n'aurez que la version courte et je garderai peut-être pour moi les détails embarrassants, les échanges absurdes et les petits passages qui transforment une histoire ordinaire en une histoire mémorable. Sachez qu'avec la plus belle femme du monde et un narrateur des plus passionnés, il y a matière à raconter.
Avant de vous narrer cette histoire, avant de vous parler d'elle, il faut que vous sachiez un peu qui je suis. Ce n'est ni par narcissisme ni par vanité, simplement par courtoisie et politesse. Je ne suis pas vraiment à l'aise, pas du tout même, dans cet exercice, mais ne paniquez pas, ce sera rapide, car la bienséance exige une présentation, pas une autobiographie.
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Du 01.04.2026 au 30.04.2026
Deux façons de recevoir votre exemplaire
Chaque exemplaire est préparé à la main, avec soin. Il n'en restera pas pour tout le monde.
L'auteur
Bibo
Bibo est, à l'origine, un être humain, mais Paris a sa manière bien à elle de remodeler ses passants.
Dans cette ville qui oublie parfois de laisser entrer le soleil, son teint s'est blanchi, jusqu'à devenir froid, presque éteint. Les nuits trop courtes ont creusé ses cernes noires, désormais profondes. Et les excès de gourmandise, accumulés en silence pour tenir, ont peu à peu effacé sa ligne, laissant place à des rondeurs pesantes.
Pour lui, rien ne semblait vraiment changer, et pourtant, il s'était déjà métamorphosé.
C'est ainsi que Bibo est devenu un panda.
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